Le vieil hôpital aux mains baladeuses
Le vieil hôpital aux mains baladeuses

Le vieil hôpital aux mains baladeuses

Le vieil hôpital aux mains baladeuses

Surpopulation et abus de toute sorte

Les centres hospitaliers d’aujourd’hui sont aux antipodes de qu’ils furent jadis. Centralisés, harmonisés et à l’affut de la moindre économie d’échelle, leurs ancêtres, aujourd’hui abandonnés, contrastent avec cette modernité où tout tourne, plus que jamais, autour de l’argent.

L’histoire de ce complexe hospitalier de plusieurs bâtiments, aujourd’hui converti en projet de village autosuffisant, a débuté aux tournants des années 1950. Rapidement, il a pris racine dans cette communauté où ses centaines d’emplois à temps plein en fit l’un des principaux employeurs de la région.

Le site est immense et pour soigner ses patients, le centre hospitalier peut compter sur plus de 80 acres de terres cultivées et un réseau de 2 500 pieds de serres. Au total, cela représentait plus de 400 tonnes de fruits et de légumes produits sur la propriété.

Parmi ses installations, on comptait une piscine, une patinoire extérieure, un gymnase et bien plus encore. Il faut dire que le centre était conçu pour accueillir une clientèle avec des troubles cognitifs et physiques. À son apogée, ils étaient plus de 2 600 patients à y être soignés, alors que les installations avaient été prévues pour n’en accueillir que 1 500.

Au tournant du nouveau millénaire, face aux dénonciations de plus en plus nombreuses envers le personnel qui se voit accusé de violence et d’abus de toute sorte face à une clientèle sans défense, le gouvernement annonce la fermeture du centre. Des recours devant les tribunaux mettront à jour des pratiques douteuses qui avaient commencé dès l’ouverture du complexe et qui s’étaient poursuivies tout au long de son existence.

Aujourd’hui, alors que la poussière semble être retombée, les installations ont été converties en une dizaine de projets qui n’ont laissé derrière qu’un seul bâtiment inoccupé où l’étroitesse des pièces en explique probablement l’état actuel. Sur ses cinq étages, la majorité de la quinzaine de salles sont toutes identiques qui ne font qu’environ 10 pieds par 10 pieds. Le sol est recouvert par endroit de projectiles, signe probable que des exercices policiers s’y sont tenu. Néanmoins, le bâtiment a le net avantage de n’avoir aucun graffiti et les traces de vandalismes sont plutôt rares.

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